50e Jour de la Terre : circonstances inhabituelles, opportunités potentielles

David Marks
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April 22, 2020
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50e Jour de la Terre : circonstances inhabituelles, opportunités potentielles

Joyeux 50e Jour de la Terre ! Il n'a jamais été aussi urgent de s'attaquer aux défis environnementaux d'origine humaine qui menacent la civilisation et d'innombrables autres espèces sur cette planète. Les années précédentes, TEECOM organisait des événements dans la communauté d'Oakland, réunissant d'autres entreprises du secteur AEC et des groupes locaux pour planter des arbres ou ramasser des déchets. Nous avons organisé de formidables événements, dont l'un incluait même des danseurs de feu aztèques.

Kemba Shakur, fondatrice d'Urban Releaf, Libby Schaaf, maire d'Oakland, et David Marks lors de l'événement du Jour de la Terre 2018. © Jan Faye Captures Moments

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Évidemment, nous avons dû annuler l'événement prévu cette année en raison de la pandémie et des mesures de confinement. Mais les circonstances actuelles ouvrent peut-être la voie à des opportunités bien plus vastes pour accroître notre durabilité.

Les membres de TEECOM ramassant des déchets lors de l'événement du Jour de la Terre 2019. © Jan Faye Captures Moments

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Entreprise californienne certifiée « verte », nous avons entamé cette année avec la volonté d'en faire plus. Nous avons éliminé les bouteilles en plastique, les pailles et les agitateurs à café à usage unique de nos bureaux. Nous avons pris la résolution de mesurer notre empreinte carbone afin d'œuvrer à la neutralité carbone. Lors de notre semaine de hackathon printanière, l'équipe R&D a créé « Dude, Where’s My Carbon » (Mec, où est mon carbone ?), afin de commencer par calculer l'empreinte carbone de nos trajets domicile-travail.

Nous avons constaté que pour d'autres entreprises, les voyages en avion représentent la majeure partie de l'empreinte carbone. Pour l'un de nos projets, le Pavillon de la Durabilité de l'Expo 2020 de Dubaï, une équipe de projet très internationale s'est imposée de limiter les voyages aériens au strict nécessaire, en organisant des réunions quotidiennes via un lien ouvert avec le chantier et en ne faisant déplacer qu'une ou deux personnes pour les visites d'ateliers et les rapports d'inspection des matériaux, tous les autres participants intervenant virtuellement.

Pavillon de la Durabilité, Expo 2020 de Dubaï. Avec l'aimable autorisation de Grimshaw Architects.

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Puis, le monde a été confronté à une situation totalement imprévue où nous avons dû interrompre presque tous les voyages d'affaires et les trajets domicile-travail en raison de la pandémie. Lorsque celle-ci prendra fin, une grande partie de ces activités reprendra. Mais nous devons saisir cette opportunité pour redéfinir certaines normes, y compris nos dépenses en carbone. L'expérience du Pavillon de la Durabilité et notre pratique prolongée du télétravail démontrent toutes deux qu'une grande partie des déplacements auxquels nous étions habitués, qu'il s'agisse du trajet quotidien ou d'un vol à l'autre bout du monde, n'est pas réellement essentielle. Ce qui est essentiel, est que nous prenions des mesures urgentes pour faire face à la crise climatique.

Beaucoup réalisent que, bien qu'ils regrettent les interactions en personne avec leurs collègues, ils ne seraient pas contre l'idée de travailler à domicile plus souvent. Si la réduction des trajets domicile-travail et des déplacements professionnels est plus bénéfique tant pour l'environnement que pour l'équilibre vie professionnelle-vie privée, il s'agit d'une évolution logique, surtout après avoir démontré l'efficacité des projets par des moyens virtuels.
En tant qu'industrie, nous devons saisir cette occasion pour remettre en question nos habitudes concernant la nécessité de réunions d'équipe en présentiel et tirer parti des outils et processus qui permettent un modèle de livraison presque entièrement numérique.

En tant que consultants en ingénierie technologique, nous avons contribué à la réalisation de certains des projets les plus durables au monde. Nous n'avons pas la possibilité de concevoir les systèmes de bâtiment qui consomment le plus d'énergie, mais nous avons celle de concevoir les systèmes qui favorisent la collaboration à distance. En contribuant à la réduction des déplacements, ces systèmes peuvent avoir un impact majeur sur l'empreinte carbone d'une organisation. Dans nos échanges avec nos clients, nous cherchons toujours à déterminer comment la technologie peut soutenir au mieux leurs objectifs organisationnels. Nous sommes convaincus que le travail à distance et la durabilité occuperont une place croissante dans ces conversations.